Résultats des départementales 2015 : les chiffres définitifs du 2e tour

RÉSULTATS DÉFINITIFS - Les résultats des départementales 2015, anciennement élections cantonales, ont livré leur verdict... Quel résultat pour le FN, l'UMP, le PS ? Voici les résultats définitifs de ce 2e tour des élections par canton, par ville et par département.


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[Mis à jour le 1er avril 2015 à 09h15] Les résultats des départementales donnent une large victoire à l'UMP et à l'UDI qui totalisent 67 départements à l'issue du scrutin. Le PS n'en préserve que 34 sur la soixantaine qu'il dirigeait. Le FN n'en prend aucun. De quoi envisager des élections régionales 2015, en fin d'année, tendues.  Cherchez un résultat près de chez vous:

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Résultats des départementales

LE RÉSUMÉ DES RÉSULTATS - TOUR 2 -
A l'issue du second tour, la droite contrôle 67 départements, la gauche 34 (dont un pour le PC) et le Front national aucun
. La gauche ne gagne en réalité que 30 départements à l'issue de ces élections, 4 n'étant pas concernés par le scrutin : la Guyane, la Martinique, le Conseil de Paris et la métropole lyonnaise, tous à gauche, n'ont pas voté ces deux dimanches. 97 départements sur 101 étaient en effet concernés par le vote. Sur 57 départements que la gauche remettait en jeu (61 moins les 4 qui n'étaient pas concernés), près de la moitié, soit 28 départements, ont basculé vers la droite. La droite, elle, parvient à inverser la tendance en dirigeant plus de 60 départements sur une centaine. Un seul département a effectué la bascule inverse, passant de la droite à la gauche: la Lozère. Dans le Vaucluse, la victoire reste indéterminée, la gauche et la droite gagnant 6 cantons chacune et l'extrême droite 5 cantons. En clair, il n'y a pas de majorité. On devrait donc assister, le 2 avril prochain, à un "troisième tour" très animé, lorsque les conseillers départementaux devront désigner leur président. Dans l'Aisne, le constat est le même : la droite, qui a remporté 9 cantons et la gauche, qui en a raflé 8, sont contraintes de s'entendre car aucun camp n'a réussi à gagner 11 cantons, synonyme dans de ce département de majorité absolue. Le FN, avec ses 4 cantons, pourrait jouer les arbitres.
En pourcentage des votes exprimés à l'échelle nationale, les résultats nationaux livrés par le ministère de l'Intérieur donnent : 37,59 % pour l'UMP-UDI et Union de la droite, 25,49 % pour le PS, alliés et Union de la gauche , 22,23 % pour le FN, 6,92 % pour les "divers droite", 4,48 % pour les "divers gauche", 1,99 % pour le Front de gauche, Parti de gauche et communistes. Le taux de participation, 49,98%, est légèrement plus faible au premier tout. L'abstention est de 50,02%.
Ce qu'il faut retenir : Parmi les départements qui basculent à droite, on compte notamment le Nord et les Bouches-du-Rhône, deux énormes fiefs, mais aussi la Corrèze, département de François Hollande, l'Essonne, de Manuel Valls, ainsi qu'une longue liste de conseils départementaux comprenant l'Ain, le Cher, l'Eure, le Jura, la Seine-et-Marne, le Doubs... Le PS peut à peine se consoler avec la prise, un brin insolite vu le contexte, de la Lozère à la droite et avec le maintien de la Seine-Saint-Denis à gauche ce dimanche soir. Le FN, qui avait d'importantes ambitions dans l'Aisne et dans le Vaucluse, est balayé au second tour de ces deux départements et ne remporte aucune assemblée départementale.
Les élus. Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, c'est l'"Union de la droite" (binômes UMP-UDI) qui emporte le plus de sièges avec 1376 élus dans toute la France, devant le PS à 808 élus, l'UMP seule à 494, les "divers droite" à 438, l'"Union de la gauche" à 410 et les "divers gauche" à 234 élus. Sous la barre des 100 sièges, ont trouve l'UDI seule (86 élus), le Front de gauche (78), le FN (62), les candidats "divers" (32), les communistes (30), les radicaux de gauche (30), le MoDem (14), l'Union du centre (8), l'extrême droite (4), EELV (2) et Debout la France (2). Si l'on regroupe les nuances alliées, UMP-UDI et UD emportent 1956 sièges au total, le PS, le PRG et l'UG 1248,  les "divers droite" 438, les "divers gauche" 234 et le Front de gauche, les communistes et le Parti de gauche 108.

Résultats des élections départementales 2015 - Tour 2

Résultats nationaux selon les associations de nuances - ministère de l'Intérieur.

Résultats des élections départementales par parti - Tour 2

Résultats des départementales en nombre de sièges

Résultats nationaux selon les associations de nuances - ministère de l'Intérieur.

Résultats départementales en nombre de départements

Résultats nationaux en nombre de départements

EN VIDEO - Le tout-images de la soirée du second tour.


LE RÉSUMÉ DES RÉSULTATS - TOUR 1- Voici les résultats définitifs du premier tour, transmis lundi 23 mars 2015 par le ministère de l'Intérieur : l'alliance UMP-UDI-UD est en tête à 28,75% devant le FN qui obtient 25,19%. Derrière, le PS et ses alliés (PRG et UG) totalisent un score de 21,85%. Ces résultats ne tiennent pas compte des nuances "divers droite" et "divers gauche" qui, si on les associait à l'UMP d'un côté et au PS de l'autre gonfleraient la victoire du premier et permettraient au second de terminer deuxième, devant le FN.  Le bloc "Front de gauche, Parti de gauche, Parti communiste" est à 6,09%, EELV est à 2,03%. L'abstention s'est élevée à 49,83%, selon le ministère.

Ce qu'il fallait retenir : l'UMP arrive en tête à l'issue du premier tour, ce qui constitue une petite surprise car les instituts de sondages donnaient plutôt le FN numéro 1. La gauche est absente au second tour dans un quart des cantons (524 cantons). Le FN est parvenu à se maintenir dans plus de la moitié des cantons au second tour (1 100 sur 2 054) et arrive en tête dans 43 départements à l'issue du premier tour. Le parti de Marine Le Pen a réalisé un score historique.

Les élus : en sièges, 244 candidats sont déjà élus, 105 pour des binômes divers-droite, 52 pour des candidats UMP, 25 pour des candidats UDI, 21 pour des candidats divers gauche, 17 pour des candidats du PS (ministère de l’Intérieur à 22h15). Le second tour donnera lieu à 1536 duels, 314 triangulaires et une quadrangulaire, en Haute-Vienne, selon les résultats officiels. Les binômes ont jusqu'à demain soir pour décider s'ils souhaitent se maintenir.

Résultats des élections départementales 2015 - Tour 1

Résultats nationaux selon les associations de nuances - ministère de l'Intérieur.

Résultats des élections départementales par parti - Tour 1

Résultats nationaux des partis pris individuellement - ministère de l'Intérieur

En conclusion, les départementales 2015 constituaient l'un des derniers scrutins avant la présidentielle de 2017 et un ultime test pour les partis politiques. Alors que la gauche détenait la majorité de la centaine de conseils généraux, elle a subi une défaite plus cinglante encore que lors des dernières municipales et européennes. La droite, elle, retrouve des couleurs et signe une victoire historique en faisant plus que renverser le rapport de forces.

L'actualité des départementales

L'info du 1er avril - Manuel Valls - Cécile Duflot, acte II. La députée EELV a estimé ce matin sur BFM TV/RMC qu'un retour de sa formation politique au sein du gouvernement "n'était pas d'actualité". La veille, le premier Ministre avait dit qu'un retour des Verts était possible "sous conditions", dans l'optique d'un remaniement devenu inévitable après des élections départementales ratées pour le PS. Mais Cécile Duflot n'a pas manqué de renvoyer la balle dans le camp du premier Ministre : "Si [Manuel Valls] dit qu'il continue la politique avec laquelle on est en désaccord, alors non". Manque de bol pour elle : le locataire de Matignon ne semble pas vouloir changer d'un iota l'orientation de son action. Mardi, dans un entretien au Monde, Duflot avait déjà taclé Valls, en estimant que son "logiciel était périmé". 

L'info du 31 mars 2015 - Et si les Verts revenaient au gouvernement ? Manuel Valls, le premier Ministre, n'a pas fermé la porte à cette option. Mais "sous conditions", a-t-il déclaré ce mardi dans Le Figaro. ELLV pourrait bénéficier du remaniement qui s'annonce, après des élections départementales catastrophiques, mais uniquement si le parti est prêt à conclure "un pacte avec les socialistes", comme a averti Manuel Valls. Ce dernier s'est voulu clair : les Verts pourront revenir s'ils sont "sur la même ligne économique que la nôtre", et s'ils partagent la position du gouvernement sur la politique de "transition énergétique" et sur la "lutte contre les inégalités". Problème : la députée ELLV Cécile Duflot a déclaré dans le même temps, dans un entretien au Monde, que "le logiciel de Manuel Valls était périmé", en soulignant les divergences que le parti écolo pouvait avoir avec l'actuel locataire de Matignon... Dès lors, difficile de conclure le moindre pacte.

LE POINT LE 30 MARS 2015 - La gauche enregistre une cuisante défaite. En nombre de sièges, voici ce qu'il faut retenir à l'issue du second tour : une projection CSA donne le nombre de cantons remportés dans la métropole par les principales formations politiques : la droite s'emparerait de 1137 à 1157 cantons (sur 2054), contre 776 à 796 gagnés par la gauche. Le Front national l'a emporté dans 43 à 47 cantons. Le parti socialiste connaît une vraie crise de confiance. Son Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a admis hier soir la défaite : "Le Parti socialiste recule nettement dans son implantation départementale, il serait inconcevable de ne pas le noter. Ce qui a été possible lors du second tour doit l'être aussi lors des élections régionales" a-t-il déclaré. Mais au sein du parti, certains analyse la lourde défaite avec moins de précaution. Pour Thierry Mandon, interrogé sur BFMTV : "On n'est pas idiot, on sait qu'on a pris une fessée et qu'il y a quelques corrections à faire".

Le "troisième tour" de l'élection aura lieu jeudi, avec l'élection du président du conseil départemental. Dans certains départements, sans majorité absolue, les négociations peuvent se tendre. En règle générale, lors d'un scrutin dit de "troisième tour", c'est le parti arrivé en tête, avec la majorité relative, qui est élu à la tête du département. Mais ni la droite républicaine ni la gauche n'apporteront, sauf grosse surprise, de voix à l'extrême droite.  Quelques départements sont dans cette situation : le Gard, le Tarn-et-Garonne, l'Aisne, le Pas-de-Calais et le Vaucluse. Dans ce dernier département, la droite a réussi à conquérir 6 cantons, la gauche également 6 cantons, l'extrême droite (FN et Ligue du Sud) 5. Le troisième tour va donner lieu à des négociations probablement tendues.

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Résultats du FN aux départementales

Malgré des intentions de votes estimées à 30% dans la quasi-totalité des instituts de sondages depuis le début de la campagne, le Front national ne dirigera aucun département après ces élections. Il était arrivé en deuxième position du 1er tour de ces élections départementales, avec 25% des suffrages. Au second, il recule pour avoisiner les 22%. Le Front national n'est donc pas le "premier parti de France" comme il a pu le revendiquer, mais il continue à progresser et se targue d'avoir réussi sa "normalisation" et par le même coup la "tripolarisation" de la vie politique. A l'issue du premier tour, le FN avait réussi à se maintenir dans 1 100 cantons sur un total de 2054. Il en remporte 31 à l'issue du second tour, soit 62 élus selon des résultats définitifs du ministère de l'Intérieur.

Le résultat du parti de Marine Le Pen a été scruté dans plusieurs départements ce dimanche 29 mars. Après le 2e tour, 8 élus frontistes sont à dénombrer dans l'Aisne, 6 dans le Vaucluse (auxquels ont peut ajouter 4 élus de la Ligue du Sud), et 6 autres dans le Var, trois des départements visés par le FN avant cette élection. Avant l'élection, le FN ne comptait qu'un seul conseiller départemental dans toute la France: Patrick Bassot, élu en 2011 dans le Vaucluse, dans le canton de Carpentras-nord. Après les élections, il multiplie ce chiffre par plus de 60.

A l'issue de ce 2e tour, le Front national enregistre des scores importants dans nombre de fiefs après avoir été en tête dans 43 départements. On reconnaît là les terres de conquêtes du parti de Marine Le Pen : la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, la région Provence-Alpes-Côte-D'azur ainsi que l'est du pays qui seront tous très observés lors des régionales en fin d'année. Outre le Var et le Vaucluse, le parti de Marine Le Pen partait en tête dans les Bouches-du-Rhône (il arrivait premier dans pluieurs cantons de Marseille au 1er tour) devant les candidats de la "Force du 13", de l'ex-socialiste Jean-Noël Guérini. En Picardie, il devançait ses concurrents dans l'Aisne et l'Oise. Dans l'est de la France, le Front national terminait ce premier tour avec une belle longueur d'avance en Moselle, où un élu FN avait été élu à Hayange en 2014, la Meuse, les Ardennes et était bien placé en Haute-Marne et dans le Doubs. Les candidats "bleu-marines" étaient aussi devant leurs concurrents dans le Pas-de-Calais, où le parti de Marine Le Pen a pu briller lors des municipales à Hénin-Beaumont.

Mais il a enregistré de bons scores dans d'autres départements du sud comme le Gard, avec son fief de Beaucaire, l'Hérault, où Robert Ménard avait été élu à Béziers aux municipale, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, les Pyrénées-Orientales, l'Aude, le Lot, le Lot-et-Garonne ou encore le Rhône et l'Ardèche... Même dans l'ouest, en Charente-Maritime ou dans la Sarthe, il est apparu en position de force.

Résultats des départementales 2015 : sondages & pronostics

Voici une compilation de tous les sondages sur les départementales 2015 avant les premier et second tours. Ces derniers donnaient majoritairement (à tort) le Front national en tête des votes à l'échelle nationale au premier tour avec 30% des voix.  

Selon un sondage CSA pour RTL, publié le 26 mars 2015, 53% des Français seraient en désaccord avec  la ligne "ni-ni" de Nicolas Sarkozy lors du 2e tour de l'élection départementale. Le résultat de ce sondage dans le détail, donne 33% des personnes interrogées "tout à fait" opposées à la stratégie de l'UMP de ne pas choisir entre PS et FN en cas de duel, 20% désapprouvent "plutôt" cette stratégie. Chez les sympathisants UMP, les résultats sont radicalement différents puisque 82% d'entre eux disent approuver la ligne du parti contre 18%. Les sondés sont cependant convaincus à 70% que l'UMP remportera l'élection dimanche contre 20 % le FN et 9% la gauche. Les souhaits de victoire sont bien moins importants, ils sont de 37% pour le PS et la gauche, 36% pour l'UMP et le centre, 24% pour le Front national.
Les autres sondages CSA >> Selon un sondage pour BFMTV, publié le 19 mars 2015, le FN se placerait en tête du premier tour des élections départementales avec 28% des intentions de vote, suivi de près par l'alliance UMP-UDI (27%), puis le PS (20%). L'abstention est mesurée à 56%, un score proche des cantonales de 2011.
>> Selon un sondage pour BFMTV publié le 4 mars 2015, le FN arriverait en tête des élections départementales avec 29% des suffrages, devant l'UMP à 25% (avec ses alliés de l'UDI) et le PS à 21%. C'est encore une fois l'abstention qui serait la grande gagnante de ces élections puisque seuls 42% des sondés affirment qu'ils iront voter les 22 et 29 mars. CSA indique qu'en tenant compte des grands ensembles politiques, le FN semble perdant puisque les binômes de la droite et du centre atteignent 35% et ceux de la gauche 32%.

Un sondage Ifop pour Le Figaro et Europe 1, dévoilé le 25 mars, donne l'ensemble UMP-UDI grand gagnant du second tour des élections départementales. L'alliance de la droite et du centre gagnerait entre 970 et 1 100 cantons, contre 560 à 680 pour le PS. Le FN, lui, en empocherait entre 50 et 110, ce qui lui permettrait d'avoir au moins 100 conseillers départementaux, alors qu'il n'en compte actuellement que deux sortants. Et que son record est de trois (1994). L'Ifop précise que le sondage a été réalisé juste avant la date finale des dépôts des candidatures et qu'il ne tient pas compte des duels droite-droite, gauche-gauche et des triangulaires où le FN est absent.

Les autres sondages Ifop >> Un sondage Ifop pour Europe 1 et Le Figaro, publié le mercredi 25 mars, donne l'ensemble UMP-UDI largement gagnant à l'issue du second tour des départementales, le 29 mars. L'alliance de la droite traditionnelle et du centre gagnerait entre 970 et 1 100 cantons, contre 560 à 680 pour le PS et ses alliés. Le FN, lui, en emporterait entre 50 et 110. Un score qui permettrait au parti frontiste d'exploser ses performances passées puisque le FN ne compte que deux conseillers sortants, et n'en a jamais eu plus de trois (en 1994). Ifop précise que ce sondage ne tient pas compte des duels droite-droite, gauche-gauche et des triangulaires sans le Front national et qu'il a été réalisé juste avant la date finale des dépôts des candidatures.
>> Selon le dernier sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTélé et Sud-Radio, publié vendredi 20 mars, le FN est en tête des intentions de vote (30%), devant l'UMP-UDI (29%) et le PS (20%). L'institut de sondages annonce que "la configuration de duels UMP-FN devrait être la plus fréquente au second tour". L'Ifop a aussi dévoilé le jeudi 19 mars 2015 un sondage réalisé en Gironde pour Sud-Ouest. Et c'est la droite alliée au centre (MoDem compris) qui arriverait en tête ce dimanche avec 28% des suffrages, devant le PS à 24% et le FN à 21%, troisième. Suivent les écologistes à 11% et le Front de gauche à 7%. Des scores qui peuvent donner une chance au PS de conserver ce département grâce au report des voix EELV et Front de Gauche le 29 mars. Un autre sondage réalisé dans le Gard par l'Ifop, et publié le jeudi 19 mars par Midi Libre, voit le FN recueillir 33% des  voix devant l'UMP-UDI (25 %) et le PS (16 %). L'abstention, elle, s'élèverait à 52% dans le Gard.
>> Selon un sondage pour Le Figaro et Europe1, publié dimanche 15 mars, le FN est en tête des intentions de vote avec 30%, devant l'attelage UMP-UDI, à 29%, le PS à 19%. En termes de blocs, le FN est à 30%, l'ensemble de droite (UMP-UDI, Divers droite...) à 34% et l'ensemble de gauche (PS, Front de gauche, ELLV...) à 33%.
>> Un sondage publié le 14 mars 2015 dans Sud-Ouest chiffre l'abstention aux élections départementales à 57% et en donne les causes. 38% des sondés pensent que "ces élections ne changeront rien à leur situation", 32% indiquent leur "mécontentement à l'égard des partis politiques", 31% évoquent une méconnaissance des candidats et 25% ne savent pas quelles sont les compétences des départements. >> Un sondage pour le JDD, publié le 1er mars 2015, donne le FN et l'UMP au coude à coude à 29% chacun devant le PS (23% ), EELV (10%) et le Front de gauche (9%). Le taux d'abstention : 57%. 
>> Dans Le Figaro,  le dimanche 22 février, l'Ifop donne le FN en tête avec 30% des voix devant l'alliance UMP-UDI (28%) et le PS (20%), ELLV (7%), le Front de gauche (6%) et l'extrême gauche (2%).  >> Selon un sondage pour Sud Radio, paru le 20 février, le Front national arrivera en tête le soir du premier tour (29%) suivi de l'UMP et de l'UDI (27%), le PS (21%), le Front de gauche (7%), EEVL (6%) et le MoDem (6%).
>> Le premier sondage Ifop, réalisé pour le Journal du Dimanche et paru le 15 février, assurait que 29% des Français interrogés souhaitaient voir la victoire du Front national aux départementales devant l'UMP (25%), le PS (22%), EELV et le MoDem (8%).

Selon un sondage Odoxa pour le Parisien publié ce mardi 24 mars 2015, l'UMP serait gagnante sur tous les tableaux dimanche ou presque. En cas de duel avec le PS, elle bénéficierait d'un report des voix de 43% des électeurs FN. Face au FN, ce sont les électeurs socialistes qui voteraient à 57% pour le parti de Nicolas Sarkozy, fidèles au front républicain. La grande majorité des électeurs de l'UMP ne devrait pas suivre en revanche les consignes de vote de leur chef au second tour dimanche. 54% ont indiqué ainsi qu'ils ne comptaient pas respecter la consigne du "ni PS-ni FN" dans les cantons ou ce duel aura lieu. 27% des sondés affirment ainsi qu'ils voteront pour le FN, la même proportion affirme vouloir voter pour le PS et seulement 46% votera blanc ou optera pour l'abstention.

Les autres sondages Odoxa >> Une enquête locale pour Le Parisien, publiée le 16 mars, place le FN largement en tête des intentions de vote dans le département de l'Aisne, où il atteindrait 41% ! L'UMP-UDI arrive en deuxième position avec 24% et le PS prend la troisième place avec 20%. >> Une enquête pour RTL, dévoilée le 9 mars, donne le Front national en tête des intentions de vote avec 31%, devant l'UMP-UDI (29%) et le PS (20%), le Front de gauche (8%), EELV (4%) et l'extrême gauche (1%).
>> Un sondage pour iTélé et le Parisien publié le 6 mars indique que 40% des Français voteront aux en fonction d’enjeux nationaux plutôt que locaux. C'est 15 points de plus que lors des dernières élections municipales de 2014, où la même question avait été posée. Dans le même sondage, on apprend que le terme "FNPS" utilisé par Nicolas Sarkozy pendant la campagne n'est pas compris par 64% des sondés.
>> Une enquête publiée le 1er mars pour Le Parisien-Aujourd'hui en France place le FN en tête des intentions de vote du premier tour avec 33%, devant l'ensemble UMP-UDI (27%) et le PS (19%).
>> Le baromètre Odoxa pour la presse régionale, L'Express et France Inter, publié le 26 janvier, classait déjà le FN numéro 1, avec 26%, devant l'UMP (23%) et le PS (20%).
>> Une enquête publiée le 16 décembre pour L'Express et France Inter voyait le FN en tête des intentions de vote avec 28%, devant l'UMP (25%) et le PS (17%).

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat publié ce lundi 23 mars 2015, 44% des Français souhaitent que le Front national sorte renforcé des élections départementales. 56% des sondés souhaitent à l'inverse qu'il soit "affaibli". Un chiffre majoritaire, mais qui reste plus faible que pour les deux autres principaux partis de cette élection. Ils sont ainsi 59% parmi les personnes interrogées à souhaiter que l'UMP soit affaiblie et même 69% à souhaiter l'affaiblissement du PS à l'issue de ces élections.
Les autres sondages Ipsos >> D'après un sondage pour France Info, Public Sénat et LCP, dévoilé le vendredi 20 mars, l'UMP-UDI et le FN seraient au coude-à-coude au premier tour des élections départementales. Le parti frontiste recueillerait 29% des intentions de vote, juste derrière l'attelage de la droite et du centre, qui pointe à 30%. Le Parti socialiste, lui, est distancé et se classe à la troisième place, avec 21% des intentions de vote. Le sondage souligne également le manque d'intérêt des Français à l'égard de cette élection: ils sont 49%, seulement, à s'y intéresser. L'abstention au premier tour est estimée à 54%. Autre enseignement, ceux qui iront voter le feront avant tout pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du président de la République (48%).

Un sondage de l'institut OpinionWay publié ce lundi 23 mars 2015, au lendemain du premier tour, donne le pronostic de 71 départements pour la droite à la fin de ces élections départementales 2015. Seuls 19 départements resteraient à la gauche sur la soixantaine qu'elle dirige aujourd'hui. OpinionWay pronostique 3 départements "sans majorité", autrement dit où la couleur sera déterminée après l'élection, selon les alliances nouées lors du "troisième tour". Il s'agit de la Seine-Maritime, mais aussi du Pas-de-Calais et du Vaucluse, où des scores élevés sont attendus pour le FN et où il pourrait se trouver e position de force. En termes de pourcentage, OpinionWay donne 35% au bloc de gauche, 33,5% à celui de droite et 29% au Front national.
Dans une seconde enquête, publiée elle aussi au soir du premier tour, l'institut indique qu'en cas de triangulaires,  44% des sondés souhaitent que les candidats de droite "se maintiennent ou ne donnent pas de consignes". Ils sont 43% s'il s'agit d'un candidat socialiste. Seuls  34% préféreraient que les candidats de droite "se retirent et appellent à voter à gauche" contre 39% qui souhaiteraient que des candidats de gauche appellent à voter à droite. 20% souhaitent que les candidats de droite  "se retirent et appellent à voter Front National" contre 16% pour les candidats de gauche. 2% ne se prononcent pas.

Les autres sondages OpinionWay >> Un sondage OpinionWay pour L'Opinion, publié le 19 mars, donne le FN et l'UMP-UDI à égalité (29%), le PS à 22%, le Front de gauche à 6%, les candidats divers droite à 4%, EELV à 3%, les Divers gauche à 4%. une catégorie intitulée "autres" totalise 2% des sondés. Selon la logique des blocs, la gauche dans son ensemble recueillerait 35% des suffrages, la droite 33,5% et le FN reste campé à 29%.
>> Un autre sondage daté du 6 mars pour metronews et LCI donne pour la première fois l'UMP et l'UDI en tête du premier tour des départementales 2015 avec 29% des intentions de votes. Le FN n'arrive que second avec un point de moins. Le PS arrive en troisième position avec 21% des sondés. Le Front de gauche est crédité de 7% des suffrages. Quant à EELV, hors alliances avec le PS, il récolte 2% des intentions de votes. L'enquête indique par ailleurs que l'UDI seule obtiendrait 1% des voix tout comme le MoDem et l'Union du centre. En élargissant les alliances aux grands blocs, ce sont 35% des suffrages que la gauche et la droite pourraient obtenir. Le FN, lui, ne semble pas disposer des mêmes marges de manoeuvre: il reste collé à 28%.

Un sondage Harris Interactive réalisé pour M6 le soir du premier tour analyse lui aussi la sociologie des électeurs de ces élections et livre quelques prédictions selon les cas de figure pour le second tour. En cas de triangulaire (il y en a 314), le sondage nous apprend que le binôme de Droite recueillerait 41% des votes contre, 37% à celui de gauche et 22% pour le FN. En cas de duel droite-gauche, les tandems de droite s'imposeraient avec 58% des voix, avec un report important des voix du FN. Face à un binôme FN enfin, un binôme de droite l'emporterait avec 71 % quand un binôme de gauche dispose de 60 % d'intentions de vote.

Les autres sondages Harris >> Selon un sondage pour 20 Minutes et LCP et publié jeudi 19 mars 2015, le Front national arriverait en première position du scrutin au premier tour des  départementales, avec 29% contre 28% pour l'UMP-UDI, 19% pour le PS et ses alliés, 8% pour les candidats "divers droite", devant ceux du Front de Gauche (7%), "divers gauche" (5%), EELV (2%) et Modem (1%).
>> Un sondage pour M6 publié le dimanche 15 mars 2015 donnait l'alliance UMP-UDI et divers droite en tête avec 32% contre 29% au FN et 26% aux candidats PS-Parti radical de gauche-divers gauche. C'est l'une des rares enquêtes dans lesquelles le FN n'a pas été donné en tête. Derrière ce trio de tête arrivent le Front de gauche (7% des intentions de vote), Europe Ecologie-Les Verts (3%), le MoDem et l'extrême gauche (0,5%).
>> Un sondage pour LCP, publié le lundi 9 mars, plaçait pourtant le FN en tête des intentions de vote avec 30% devant le tandem UMP-UDI (28%) et le PS (21 %). Paradoxalement, 55 % des Français estimaient déjà que l'élection de conseillers départementaux FN dans leur canton serait "une mauvaise chose" contre 20% une bonne chose. L'hypothèse que le FN gagne un département suscite l'opposition de 58% des sondés.

Selon un sondage TNS Sofres pour metronews et LCI, publié le 5 mars 2015, le vote sanction contre le président et le Premier ministre a le vent en poupe. 28% des Français envisagent d'exprimer leur désapprobation vis-à-vis de la politique nationale lors des prochaines élections départementales. Le vote sanction attire même 56% des électeurs FN, contre seulement 14% au PS et 44% à droite. Autre enseignement de ce sondage : 45% des sondés voteront "en fonction des problèmes nationaux" (59% chez les électeurs FN). Un signe que ces élections, qui fédèrent habituellement autour de problématiques locales, sont en train de se nationaliser.

Selon un sondage BVA/i>Télé, paru le 31 janvier, le parti d'extrême droite est en tête (26%), au coude à coude avec l'UMP (25%), mais loin devant le PS qui plafonne à 18%. Un score qui peut sembler faible pour les socialistes mais qui progresse toutefois de 4 points par rapport aux élections européennes de juin dernier. Le Front de Gauche, lui, est à 9% (+3 points par rapport aux européennes) et l'extrême gauche à 2% (stable). Comme le précise BVA, "les événements du mois de janvier n'ont donc eu que peu d'impact sur le rapport de force politique". Tout juste le PS a-t-il bénéficié de l'effet rebond de l'exécutif après les attentats, et le Front de Gauche d'un effet Syriza, le parti qui a remporté les législatives grecques.

Élections dÉpartementales 2015 : repères

Les élections départementales permettent de renouveler les conseils généraux, qui changent de nom, tout comme l'élection elle-même. Pour les vieilles cantonales, 2015 était donc l'année du changement.  Elles sont devenues "départementales". Le "conseil général" est aussi passé à la trappe : désormais, il convient de le qualifier de "conseil départemental". Pour cette élection départementale, c'est aussi le mode de scrutin dans son ensemble qui a été chamboulé avec un "ticket" homme-femme dans de nouveaux cantons dont la carte a été totalement redécoupée.

RAPPEL - Les résultats des dernières cantonales 2011 ont été très favorables à la gauche. Au-delà de la défaite de la droite, on a noté une forte poussée du FN. Au terme du scrutin, le PS a recueilli près de 25% des voix à l'échelle nationale, contre 32% pour la droite et 15% pour le FN. En 2008, les résultats des départementales étaient plus équilibrés, le PS devançant l'UMP de deux points, mais les blocs de gauche et de droite arrivant globalement à un niveau comparable.

Résultats des départementales 2011 (résultats cantonales) - Tour 1

Résultats nationaux selon les nuances du ministère de l'Intérieur en 2011.

Résultats des départementales 2008 (résultats cantonales) - Tour 1

Résultats nationaux selon les nuances du ministère de l'Intérieur en 2008.

L'abstention s'était élevée à environ 55% en 2011. Un record pour ce type d'élection. C'est en Ile-de-France qu'elle avait été particulièrement forte, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne (64%). Même constat dans le Rhône (61%) et en Haute-Savoie (60%). A contrario, la participation avait été forte en Lozère (23% d'abstention seulement) et en Corse (30%). En guise de comparaison, lors de la dernière élection présidentielle, en 2012, l'abstention n'avait pas dépassé les 20%. Selon un sondage Odoxa-Itélé, réalisé à un mois du premier tour, 33 % des Français, soit un sur trois, ne savent pas que les départementales ont lieu cette année.

Élections départementales 2015 : les candidats canton par canton

Les candidatures pour les élections départementales ont été dévoilées par le ministère de l'Intérieur le mardi 17 février. Les candidatures du second tour ont été publiées le 25 mars.
Recherchez vos candidats aux départementales 2015

Nous proposions ici de retrouver la liste des candidats aux départementales dans chaque canton en effectuant une recherche par département ou par ville dans notre plateforme de résultats.

A droite, l'UMP s'est associée à l'UDI dans la grande majorité des cas avant ces départementales. L'alliance était présente eu 1er tour dans 98% des cantons, selon plusieurs combinaisons de binômes (UMP-UDI, UMP ou UDI seules, divers droite ou même MoDem...). Ce qui donnait un avantage certain à la droite et au centre. Eric Doligé, sénateur du Loiret et coordinateur des élections pour l'UMP, affirmait que ses candidats étaient présents dans 50% des cas. Il visait en revanche deux tiers d'élus UMP à l'issue du second tour et y est parvenu, ce qui indique que les candidats ont été placés majoritairement dans les cantons "gagnables".
Au centre, le MoDem a aligné 342 candidats, la plupart au sein d'alliances UMP-UDI. Une première depuis la création de la formation, en 2007, rappelle Le Figaro. Le parti de François Bayrou fait savoir qu'il n'est "plus dans une logique d'étiquettes" comme en 2011, lors des dernières cantonales. Dixit le secrétaire général, Marc Fesneau, interrogé par L'Opinion fin février. Un temps tenté par la gauche, le parti centriste a décidé d'utiliser sa liberté... en renouant avec la droite.
A gauche, le PS est parti seul à la bataille dans environ les trois quarts des cantons. Les socialistes se sont affichés avec des candidats d'autres partis dans seulement 399 cantons, soit à peine 20%. Socialistes et communistes ont fait front commun dans 50 cantons sur environ 2000. Le parti a renoncé à présenter des candidats dans 7 à 8% des cantons au motif que la gauche y était trop faible. Les tensions avec Europe Ecologie-Les Verts au niveau national mais aussi au niveau local (Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, Center Parcs de Roybon…) expliquent ce faible nombre d'alliances. Solférino s'est vivement inquiété bien évidemment de cette division des voix de gauche, qui a eu des conséquences dramatiques, comme l'élimination du PS dès le premier tour dans plus de 500 cantons le 22 mars puis la lourde défaite subie une semaine plus tard.
Le FN, lui, a annoncé être présent dans 95 % des cantons. Le parti de Marine Le Pen a annoncé être en ordre de marche, avec 1912 binômes au total. Le Front national présentait ainsi 3842 candidats (sans compter les suppléants) lors du premier tour contre  1360 en 2011, lors de la précédente élection (où seule la moitié des cantons étaient concernés). Une progression éclair qui a un prix: des candidats souvent mal formés, enclins aux dérapages, certains sont parfois même candidats contre leur plein gré…
Pour Europe Ecologie-les Verts, la stratégie était à géométrie variable. Reflet d'un combat en interne entre les pro (Placé, de Rugy, Pompili) et anti (Duflot) gouvernement, l'alliance d'EELV s'est faite avec le PS dans 18% des cantons et avec le Front de gauche  (ou des formations affiliées) dans 45% des cas.  Et dans 33% des cas, nous apprend le Le Monde, le parti a présenté des candidatures autonomes.

candidats departementales
Quelques uns des principaux candidats aux départementales 2015 : Patrick Devedjian, Jean-Noël Guérini, Bernadette Chirac, Henri Emmanuelli, Hervé Morin, Jérôme Guedj. © Linternaute.com, Flickr PS.

Dates des départementales 2015

Le premier tour des élections départementales était fixé au 22 mars 2015 et le second, une semaine plus tard, le 29 mars. Le décret du 28 novembre 2014 a confirmé ces dates.  Avant la loi du 17 mai 2013, les élections départementales (appelées cantonales) avaient lieu tous les trois ans, et permettaient de renouveler par moitié les conseils généraux. En 2015, tout a changé puisque l'intégralité des cantons a été renouvelée et on a élu des binômes : un homme et une femme (voir la section "Mode de scrutin"). A noter également que, pour le premier tour, la campagne électorale s'est officiellement ouverte le 9 mars, à minuit. Elle a duré jusqu'au 21 mars minuit.  En ce qui concerne le second tour, la période de campagne électorale courrait du 23 mars au 28 mars.

Parmi les autres dates importantes, on peut aussi retenir celle du 16 février, qui a marqué la clôture des dépôts de candidature. Mais aussi le tirage au sort pour l'attribution des emplacements d'affichage (les panneaux officiels sur lesquels sont placardés les affiches de campagne des candidats).

Elections départementales 2015 : une nouvelle carte des cantons

Ces élections, comme l'a précisé le ministère de l'Intérieur, ont eu lieu dans les nouveaux cantons, issus d'un redécoupage défini par la loi du 17 mai 2013 et mis en application en février et mars 2014. Chaque département compte désormais, en moyenne, une vingtaine de cantons. Ce qui porte leur nombre, après la réforme, de 3 818 à 2 054.  En résumé : chaque canton a été tout ou partie fusionné avec un canton voisin avec le souci de respecter un certain équilibre démographique. 

Le canton est une circonscription territoriale au même titre qu'une ville ou un département. Il est l'intermédiaire entre la commune et l'arrondissement.

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Retrouvez votre ville grâce à la carte ci dessous et trouvez à quel canton elle appartient grâce au bouton en haut à gauche. Se connecter à l'encyclopédie des villes

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Elections départementales 2015 : mode de scrutin

Pour les départementales 2015, le mode de scrutin a subi un sacré lifting. Les élections départementales 2015 ont permis de renouveler l'intégralité des conseillers départementaux (ex-conseillers généraux, donc), qui sont élus pour une durée de six ans. Un changement de taille car, auparavant, le renouvellement des conseillers avait lieu par moitié, tous les trois ans. A noter que Paris, à la fois commune et département, n'était pas concernée par les départementales : le Conseil de Paris est élu au terme des élections municipales. Ce fut aussi le cas de Lyon pour les départementales de 2015. Pas d'élections cantonales en Martinique et en Guyane non plus en raison de la création des collectivités uniques, prévue en décembre 2015. Autre nouveauté : on va élu dans chaque canton non pas une personne mais un "ticket", composé de deux conseillers : un homme et une femme (ainsi que deux suppléants, également de sexe différent).

Les bureaux de vote ont ouvert les deux dimanches d'élections à 8 heures et ont fermé leurs portes à 18 heures dans la très grande majorité des cas. Les bureaux de vote de Marseille, comme les bureaux de vote à Toulouse, Montpellier, Nice, Bordeaux, Le Havre et dans plusieurs autres grandes villes, ferment quant à eux à 20 heures pour permettre au plus grand nombre de voter. Le nombre de tours, deux, est resté quant à lui inchangé. Tout comme les conditions pour siéger au conseil départemental. Le nombre de conseillers à élire passe à 4108 au total (contre 4035 auparavant).

Le résultat des départementales suit la logique du "scrutin majoritaire". Pour être élu au terme du 1er tour, un "ticket" ou binôme doit obtenir au moins la majorité des suffrages exprimés (plus de 50 %) et un nombre de suffrages égal au moins au quart des électeurs inscrits dès le premier tour. Si le binôme n'est pas élu au premier tour des élections départementales, les deux doublettes arrivées en tête se maintiennent pour le second tour, pour un duel. Les autres binômes peuvent également se maintenir s'ils obtiennent au moins 12,5 % des voix des électeurs inscrits. Ce qui rend, en réalité, une qualification très difficile et donc le nombre de triangulaires réduit.